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Lectures : OGM & allergie

 
































    
OGM & allergie :

Le mot "allergie" définit une réaction immunitaire excessive dirigée contre une substance étrangère (antigène) considérée par l’organisme, souvent à tort, comme ennemie, et appelée dans ce cas allergène. Celui-ci entre en contact avec le système immunitaire de l'appareil digestif.


Allergies alimentaires en augmentation


On constate que le nombre d’allergies est en augmentation depuis un siècle, avec une forte accentuation ces dernières années. Les causes semblent être liées au phénomène de l’industrialisation de notre société et surtout, de notre alimentation : les allergies alimentaires sont fréquentes dans tous les pays développés.

La grande majorité des allergies identifiées sont provoquées par des aliments tels : cacahuète, soja, fruits à coques, lait, œufs, poisson, crustacés et blé.
De plus, une protéine allergénique présente généralement plusieurs sites capables de déclencher des allergies. La liste des allergènes est donc quasiment infinie. Cependant, les cas d’allergies les plus courants sont connus et répertoriés.

L'industrie agroalimentaire a non seulement mélangé abondamment des substances d’origines diverses sans étiquetage systématique, mais elle a aussi créé de nouvelles substances de synthèse, sans que des contrôles poussés précèdent leur mise sur le marché. Les OGM s'inscrivent dans ce processus d'industrialisation croissante de l'alimentation.


Le potentiel allergène des OGM

La première source d’allergie possible par les OGM est liée à l’insertion d’un gène qui synthétiserait une protéine allergène. Autrement dit, l’OGM recevant un gène extérieur peut devenir allergène.

Ainsi, une personne allergique à un produit donné X, risque de déclencher une réaction allergique en consommant un quelconque produit Y dans lequel le gène allergisant de X a été inséré.

Risque allergène et traçabilité des OGM

Contrairement aux allergies dues aux acariens ou au pollen, aucune méthode de désensibilisation n’existe pour les allergies alimentaires. Des tests sériques pourraient être effectués, mais vu le coût de ce genre d’analyses ils restent difficilement envisageables dans un contexte de compression des dépenses de santé. La seule méthode fiable pour prévenir les réactions reste d’éviter l’aliment en cause.

Pour cela, il serait nécessaire de mettre en place une traçabilité et un étiquetage précis des OGM afin de permettre aux personnes allergiques d’éviter autant que possible les aliments incriminés. Mais l’étiquetage doit non seulement indiquer la présence d’OGM mais surtout quel OGM, avec quelle modification génétique, produisant quelle protéine… Seul un tel étiquetage permettrait également aux médecins-allergologues un meilleur suivi des substances à risques.

Les promoteurs des OGM argumentent que l’introduction d’aliments exotiques non OGM n’ont pas non plus fait l’objet d’études allergéniques. La grande différence est qu'il est totalement impossible d'éviter ces produits allergènes s'ils sont dissimulés dans une construction génétique.

Comme nous venons de le voir un OGM, de par sa construction, introduit une source supplémentaire de risque en matière d’allergie : qui décidera s’il vaut réellement la peine d’être couru ? Et comment sera-t-il évalué ? Qui sera responsable au final en cas de problème allergique majeur ?

    

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